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Monday 22 January 2018

Bernard LAVANDIER nous a quittés brutalement le 16 décembre 2017 à l'âge de 68 ans. A la fin de ses études à l'INSA de Lyon en 1972,  il était entré à l'INSEM où il avait mené ensuite toute sa carrière. Il avait participé à de nombreux projets dont l'impédancemètre wobulé, sujet de sa thèse d'ingénieur-docteur, le débitmètre transœsophagien et dernièrement, la stimulation par ultrasons de la reconstruction osseuse crânienne, pour n'en citer que quelques uns.

Depuis son départ à la retraite en 2013 il partageait son temps entre Ambierle, près de Roanne et des incursions à Lyon, parfois en rapport avec la maladie pour laquelle il était suivi.

Il était attaché à son village. Au cours des années, Il s'y était impliqué faisant partie du conseil municipal et du comité des fêtes. Il avait œuvré avec dévouement en faveur des anciens du village. D'une manière générale il se montrait serviable et disponible envers ceux qui sollicitaient son aide ou ses conseils.

Fervent défenseur des produits locaux et nationaux, il  affectionnait particulièrement les automobiles Citroën. Il aimait aussi la photographie et les motos. Il avait acquis différentes grosses cylindrées qu'il était heureux de nous présenter.

Très engagé en faveur de la cause motarde au sein de l'association des motards en colère, il avait été membre fondateur des la Mutuelle des Motards, et depuis de nombreuses années, il était correspondant bénévole de la revue Moto Magazine pour le département de la Loire.

Econome de ses propres deniers et en tout cas des budgets le concernant, il aimait conserver les objets sous prétexte qu'ils pourraient servir un jour. Pour le repas annuel du laboratoire, il offrait les eaux minérales, bien sûr celles du bassin de Saint-Alban. Il apportait aussi parfois des cerises de son jardin. Il  invitait volontiers pour le café qu'il préparait selon une mouture qui lui était particulière. Le mercredi était le jour où l'on pouvait commenter les titres qu'il nous  recommandait dans le Canard Enchaîné dont il était fidèle lecteur ainsi que de l'Hebdomadaire Marianne et des revues de moto.

Bernard Lavandier engendrait la bonne humeur avec ses histoires cocasses, desquelles il ne manquait pas de faire profiter les nouveaux arrivants, et son rire communicatif que nous n'oublierons pas.

 

Par Jacques Jossinet

Wednesday 10 January 2018

La médaille de l’innovation a été décernée au Docteur Albert Gelet le 10 janvier 2017 par l’académie de chirurgie validant une activité de recherche fondamentale et clinique qui s’est étalée sur plus de 25 ans concernant le traitement du cancer de la prostate par ultrasons focalisés.

Le traitement du cancer localisé de la prostate par ultrasons focalisés est un traitement mini invasif qui a été développé à partir de 1990 grâce à une collaboration entre 4 partenaires tous basés à Lyon : le service d’urologie et de chirurgie de la transplantation de l’Hôpital Edouard Herriot (Hospices Civils de Lyon), le service de radiologie urinaire de l’Hôpital Edouard Herriot,  l’unité INSERM 1032 (application des ultrasons à la thérapie) université Lyon 1, et la société EDAP-TMS. L’objectif était la mise au point d’un traitement aussi peu invasif que possible du cancer localisé de la prostate rendu nécessaire par l’augmentation drastique de son incidence liée à son  dépistage par le dosage du PSA (400 000 nouveaux cas en Europe par an dont 70 000 en France) .La plupart  des cancers sont maintenant détectés à un stade précoce et un grande nombre de patients présente des cancers dont le risque  évolutif  à 10 ans  (apparition de métastases) est faible  ou modéré .Ces patients reçoivent actuellement un traitement radical d’emblée (avec des risques de séquelles urinaires et sexuelles) ou bien sont placés en surveillance active avec traitement différé en cas de progression (avec le risque de réaliser dans certains cas le traitement trop tardivement comme l’a montré l’étude anglaise Protect). L’objectif principal du traitement HIFU est de proposer une alternative à la fois au traitement radical et à le surveillance active à des patients dont la tumeur a été bien évaluée grâce à la combinaison d’une IRM multiparamétrique et de biopsies guidées par l’imagerie IRM.